Publications récentes : Philippe Pelletier

vendredi 25 mars 2016
par  Refractions
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Philippe Pelletier vient de publier deux nouveaux livres :

Climat et capitalisme vert. De l’usage économique et politique du catastrophisme

Nada éditions, 150 p., 15,00€.

Depuis au moins deux décennies, le « réchauffement climatique » nous est présenté comme une question de vie et de mort pour l’humanité. Il figure désormais au cœur des agendas politiques. À chaque sommet international, les dirigeants déplorent la mauvaise volonté des uns ou des autres, tandis que les militants tombent dans la sinistrose.

Mais qu’en est-il réellement ? Quelle est l’évolution effective du climat ? Quels sont les véritables enjeux scientifiques, politiques, géopolitiques et économiques qui sous-tendent la question ?

Refusant de dissocier un savoir supposé neutre d’un monde où dominent la lutte des classes, les rivalités impérialistes et la concurrence entre le capitalisme des hydrocarbures et celui de l’électronucléaire, ce livre démonte la machine idéologique infernale qui nous soumet au catastrophisme ambiant.

Philippe Pelletier est un géographe libertaire, enseignant-chercheur à l’université Lyon 2. Ses travaux portent sur le Japon, l’histoire de la géographie et de l’écologie, les rapports entre anarchisme et géographie.

nada éditions

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La Critique du productivisme dans les années 1930, mythe et réalités

Noir & Rouge éd., 165 p., 14,00 €.

L’auteur de ce livre, Philippe Pelletier critique la tendance « antiproductiviste » de l’écologisme, très en vogue aujourd’hui. Il y pointe tout ce que ce courant doit à la critique des « non-conformistes » des années 30, à commencer par le groupe L’Ordre nouveau, introducteur en France de la notion de productivisme ainsi que de sa critique.

Il ne se borne pas à faire œuvre d’historien mais procède aussi à une « critique de la critique » écologiste : ce n’est pas seulement à cause de ses accointances avec les fascismes d’autrefois qu’on doit refuser la pensée antiproductiviste d’aujourd’hui, mais aussi, et surtout, parce qu’elle ne permet pas de comprendre la vraie nature du capitalisme et de mener le bon combat contre lui.

Editions Noir & rouge