Marseille - « Quelle économie anarchiste ? »

par Michel SAHUC et le Groupe F.A. Montpellier 34
mardi 8 janvier 2013
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Le samedi 12 janvier 2013 à 17 heures, le CIRA Marseille (Centre international de recherches sur l’anarchisme) organise une rencontre-débat avec Michel SAHUC et le Groupe F.A. Montpellier 34 sur

« Quelle économie anarchiste ? »

au local du CIRA

50 rue Consolat 13001 Marseille (entrée libre)

On est en droit de s’interroger sur l’attitude des anarchistes au sujet de ce qui a pris de nos jours une importance démesurée, le problème lancinant de l’économie.

Il faut dire que dans son histoire, l’anarchisme pour tenter de résoudre les querelles entre les anarchistes collectivistes, communistes et individualistes va parvenir à accepter le concept d’« anarchisme sans adjectif ». Cette position dont l’expression fut créée, dès le XIXe siècle, par Fernando Tarrida del Marmól était une tentative de montrer une plus grande tolérance entre les tendances libertaires et de rendre clair le fait que les anarchistes ne devraient pas imposer de plan économique préconçu, même dans la théorie.

L’adoption de cette conception par des militant(e)s comme Voltairine de Cleyre, Ericco Malatesta, Max Nettlau et Élisée Reclus a porté la majorité de la mouvance anarchiste à rejeter tous modèles économiques comme faux.

Malgré les années et sa remise en cause par les anarcho-communistes puis les anarcho-syndicalistes, cette position est devenue une « tradition » chez de nombreux anarchistes. Pour ces compagnons, les tendances économiques sont pensées comme d’un « intérêt accessoire » par rapport à l’abolition de l’autorité, sous les formes de l’étatisme et/ou du capitalisme – pourtant des concepts éminemment économiques.

La question de principe que nous devons nous poser reste la nécessité de réfléchir et de proposer, d’une façon pragmatique et donc pratique, l’organisation économico-politico-sociale des formes de sociétés à venir.

En tenant nécessairement compte d’un retour aux fondements de l’économie et de la diversité des cultures. Les anarchistes doivent intégrer à leurs réflexions la complexité du monde au risque de bâtir sur du sable. Cette préoccupation reste le principal sujet des libertaires pour proposer un autre futur crédible.

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