Armand Robin sur France culture

mercredi 11 janvier 2012
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Armand Robin bouge encore,

un documentaire d’Anne Kropotkine et Anne Fleury

Mardi 21-06-11, 9h05 , la Fabrique de l’histoire, France culture,
Histoire de la postérité 2/4

Mercredi 11 janvier 2012, Poésie et Histoire 3/4 - Armand Robin bouge encore (rediffusion de l’émission du 21-06-11)

http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-poesie-et-histoire-34-armand-robin-bouge-encore-rediffusion-de-l-

« Déambulant de langue en langue », Armand Robin a multiplié les genres : poésie, prose, traductions, bulletins d’écoute des radios étrangères, travaux critiques et création radiophonique. De ces diverses expériences surgit une œuvre éclatée qui privilégia la voix des autres et l’éloigna de lui-même.

L’écrivain est allé jusqu’à affirmer son inexistence, quoique né en 1912 et mort en 1961.

La « non œuvre » d’Armand Robin, longtemps introuvable et éparpillée, demeure largement méconnue, si ce n’est par une petit groupe de connaisseurs et d’admirateurs souvent ralliés à une image simplificatrice de poète maudit, excentrique et anarchiste… L’auteur lui-même a participé à la fabrication de son mythe en laissant courir de nombreuses versions contradictoires à propos d’étapes cruciales de son évolution.

Ainsi les coulisses de la postérité d’Armand Robin sont semées de pièges et nous sommes forcément tombées dans certains d’entre eux.

A l’instar de Philippe Jaccottet, l’auteur et la traductrice Françoise Morvan qui a découvert Armand Robin, en 1968, a eu à cœur de revenir aux sources et de mettre à jour, presque archéologiquement, les fragments de cette œuvre qui mérite l’attention.

Avec André Markowicz (traducteur et écrivain), Georges Monti (fondateur des éditions Le temps qu’il fait), Françoise Morvan (traductrice et écrivain) et Michel Ragon (écrivain).

Textes lus par Christophe Brault.


Le 19 janvier 1912, naissance d’Armand ROBIN à Plouguernével (Bretagne).
Traducteur, écrivain et poète libertaire.

Passionné par l’étude des langues, il en parlera un nombre impressionnant. Après un séjour en URSS en 1933, il fera une critique acerbe du régime soviétique et de sa dictature. Il traduit de la poésie et fait découvrir des auteurs russes tel que Essenine, Blok, Maïakovski, Pasternak, etc. Il se passionne également pour l’écoute radio en ondes courtes, réalisant des rapports d’écoute d’émissions étrangères. Dès 1945, il adhère à la Fédération Anarchiste (qui publiera ses "Poèmes indésirables", dédiés aux peuples martyrisés), et il y côtoiera Georges Brassens.

Dans "La fausse parole", parue en 1953, il dissèque les mécanismes de propagande dans les pays totalitaires. Il continuera de traduire et d’écrire d’innombrables poèmes, jusqu’à sa mort, inexpliquée, le 29 mars 1961, à l’infirmerie du Dépôt de la police, à Paris.

"Que m’importe qu’on m’abatte au coin de la rue, j’écrirai des poèmes jusqu’à ce qu’on me tue". Armand Robin.

http://www.ephemanar.net/janvier19.html#19


Pour en savoir plus :

A contretemps, N°30 - Armand Robin, 1912 -1961 (avril 2008)

http://acontretemps.org/spip.php?rubrique54

site Armand Robin :

http://armandrobin.org/