À contretemps, n° 12, 2003, 32 p.,

jeudi 30 juin 2005
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Stig Dagerman

Le numéro 12 d’À contretemps, l’excellente revue de Freddy Gomez et de Monica Gruszka, est entièrement consacré à Stig Dagerman (1921-1954).

Je vous invite à faire connaissance avec cet auteur intransigeant, également rédacteur des pages culturelles d’Arbetaren, le quotidien des anarchosyndicalistes de la SAC suédoise, dont j’ai pour ma part fait la découverte au début des années 80 avec l’île des condamnés, l’Automne allemand et Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, et que son traducteur, Philippe Bouquet, spécialiste de la littérature suédoise, définit ainsi :
« Peu d’écrivains ont été de leur temps au point où Dagerman l’a été.

On peut affirmer qu’il s’est agi pour lui d’un modernisme jusqu’à la mort, une mort qu’il a choisi de se donner en pleine lucidité, par dégoût de ce “monde de petits chiens” qu’il dénonçait dans l’Enfant brûlé, et qui a été son ultime cri lancé à la face du monde de notre époque. » Stig Dagerman se considérait lui-même comme un écrivain anarchiste s’attribuant « le rôle modeste du ver de terre dans l’humus culturel qui, sans lui, resterait stérile du fait de la sécheresse des conventions ». L’anarchisme comme source de la création en quelque sorte.
Jean-Jacques Gandini

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