André Bernard : "Être anarchiste oblige !"

mardi 9 novembre 2010
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L’Atelier de création libertaire vient de publier un nouveau livre d’André Bernard, "Être anarchiste oblige !"

C’est le récit de vie d’un jeune libertaire confronté au militarisme et à la guerre d’Algérie de 1954, le témoignage d’un réfractaire à cette guerre coloniale ; ce refus se révélera comme l’acte fondateur d’un parcours.

Parcours à la recherche d’une cohérence personnelle et militante entre un filon, trop négligé, de devanciers libertaires hostiles à la
violence et une action plus actuelle de désobéissance civile non violente.

L’adhésion à l’anarchisme, à ses propositions et à ses rejets, fut vécue comme une « aimantation » vers un ensemble de théories et de
pratiques propres à enthousiasmer et qui éclatent en singularités multiples et en contradictions diverses…

Dans l’ignoble aujourd’hui, l’auteur dit sa quête d’un futur qui se dessine, trop lentement, sous nos yeux.

Des écrits – repris du Monde libertaire et de la revue Réfractions – accompagnent et éclairent ce choix existentiel.

La créativité sociale et l’imagination expérimentale qui sont ici appelées se comprendront, en arrière-plan, par une aventure plastique et poétique exprimée par ailleurs, fruit de rencontres improbables.

André Bernard est membre du collectif de rédaction de Réfractions

Être anarchiste oblige !, Atelier de création libertaire, 210 pages, 14 €.

http://www.atelierdecreationlibertaire.com/Etre-anarchiste-oblige.html


Ma chandelle est vive, je n’ai pas de dieu

L’ACL a déjà publié en 2008 ce recueil de "papiers collés et petits textes" d’André Bernard. L’auteur, qui « ne se prend ni ne se donne
pour un artiste », navigue entre des mondes où sa place est nulle part : ni dans le milieu ouvrier, où il a travaillé, ni en compagnie des
intellectuels, qu’il fréquente, ni dans la collectivité artistique, qu’il côtoie, ni… C’est un amphibie passant d’une place à l’autre, une sorte
de bâtard, un enfant naturel aux parentés multiples.

Il donne, ici, à voir ; un peu à lire ; aussi à jouer : collages, poèmes et courts textes, expressions diverses produites au cours du temps qui passe. La « poésie », au sens large, devant être faite par tous, et nul domaine n’étant interdit, il s’agit d’établir des passerelles entre la raison et le sensible, la militance et la créativité, l’amour et l’amitié, le proche et le lointain, le passé et le futur, etc., plutôt que des clôtures qui enserrent les champs divers…

Ma chandelle est vive, je n’ai pas de dieu, 128 pages, format 29x 29, 20 €.