L’État pénal absolu

Jean-Jacques Gandini
mercredi 17 février 2016
par  Marcira
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Lorsqu’on met le doigt dans l’engrenage, c’est tout le bras qui y passe... et encore plus

Les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, qui ont causé la mort de 130 personnes, par leur violence et leur soudaineté, ont mis le pays en état de choc avec un effet de sidération qui continue à s’exercer. Une telle situation devait-elle pour autant entraîner la mise en place de mesures exceptionnelles ? La réponse du président de la République a été immédiate : « Il s’agit d’actes de guerre contre la France et ses valeurs ». Et en une semaine seulement, se fondant sur la loi du 3 avril 1955, il a présenté au Parlement une « loi relative à l’état d’urgence », votée le 20 novembre, avec prorogation de l’état d’urgence pour trois mois à compter du 26 novembre, soit jusqu’au 26 février 2016, à la quasi-unanimité, et prorogé à nouveau pour trois mois jusqu’au 26 mai... avec l’Euro de foot en juin en ligne de mire.

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