La désobéissance civile des réfractaires non-violents à la guerre d’Algérie

jeudi 2 février 2017
par  ps
popularité : 49%

JPEG - 1.1 Mo

(cliquer sur l’image)

La parution, en 2016, aux Presses universitaires de Rennes, de La Désobéissance civile aux États-Unis et en France, 1970-2014, un livre de Marianne Debouzy, nous fait réagir.

En effet, si cette étude veut s’en tenir aux dates indiquées, l’auteure aborde tout de même des actions qui se sont déroulées aux États-Unis avant 1970 − à l’exemple de celle lancée par Martin Luther King après le geste de Rosa Parks qui remonte au 1er décembre 1955 − tandis que pour la France, nous pouvons lire en page 10 :
« Il a bien existé en France une tradition de l’insoumission à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle parmi les anarchistes et les antimilitaristes. Cette tradition a évolué et elle s’est exprimée parmi des groupes beaucoup plus larges de citoyens et sous d’autres formes. Lors de la guerre d’Algérie, le Manifeste des 121, justifiant l’insoumission, en septembre 1960, en témoigne. Tout comme le mouvement des appelés et des réfractaires qui refusèrent de participer à la guerre, les « porteurs de valise » qui aident le FLN, et la lutte contre la torture. »

Rappelons aussi qu’en France, avant cette date de 1970, on s’est couché sur les voies des trains qui transportaient des militaires vers l’Algérie, qu’on a renvoyé et/ou brûlé des papiers militaires, qu’on a refusé de payer des impôts... À La Villedieu, dans la Creuse, en mai 1956, des militaires mirent la crosse en l’air soutenus par le maire et l’instituteur du village qui allèrent en prison.

Malgré cela, Marianne Debouzy se demande (p. 16) : « Pourquoi les actes de désobéissance civile se sont-ils multipliés en France depuis les années 1970 ? » ....

* * *
Erica Fraters
La désobéissance civile des réfractaires non-violents à la guerre d’Algérie

2017, 35 pages, 6 €

Éditions libertaires, collection Désobéissances libertaires